Quiconque a déjà lu la notice d’un médicament a pu être surpris qu’aucune préconisation en fonction du sexe n’y soit mentionnée, à l’exception de celle destinée aux femmes enceintes. Loin d’être anodine, cette lacune témoigne du désintérêt de la médecine moderne pour le sexe féminin.
Cette vision réductrice, largement entretenue par des institutions médicales dirigées exclusivement par des hommes, a servi pendant de très nombreuses années à légitimer l’absence des femmes dans le champ de la recherche en santé. « Aussi surprenant que cela puisse paraître, les grandes questions scientifiques autour de la cardiologie, des maladies neurodégénératives, ou encore de l’obésité ont principalement été explorées à partir de groupes d’individus masculins », confirme Carina Prip-Buus, directrice de recherche CNRS à l’Institut Cochin 1, où elle étudie les différentes fonctions métaboliques.
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Grégory Fléchet, Santé des femmes, le grand oubli, CNRS Le journal, mars 2026.
Voir en ligne : https://lejournal.cnrs.fr/articles/...
Les Algonautes
Contre l’ignorance médicale délibérée sur la douleur